Bilan de la saison estivale : dans notre agglomération, on circule mieux à dos de cheval-dragon qu’à bord de sa voiture !

A – La gestion de la circulation est le grand échec de cet été

La Ville a commencé par jeter tout le monde dans les voitures particulières en augmentant le 1er juillet le tarif des transports de la TAN (10 fois l’inflation quand même !).

On a alors lancé une politique de grands travaux sur la voirie intérieure de la ville en même temps qu’était coupé le périphérique extérieur (sud-nord).

Nous nous interrogeons sur la gestion municipale et métropolitaine de ces questions de circulation. Il est aberrant de fermer en même temps  le périphérique et plusieurs axes des boulevards intérieurs : y a-t-il concertation entre les services de l’État et les élus locaux ?

A Nantes, on fait les travaux en même temps sur l’escalier et l’ascenseur !

Johanna Rolland a ignoré nos propositions avant de les commenter :

– rouvrir à la circulation le cours des Cinquante-Otages pendant les travaux ;

– conserver jusqu’au 14 juillet et à partir du 15 août les horaires de transport des périodes scolaires.

En somme, le Maire préfère le statu quo aux solutions de son opposition !

 

B – Le cheval-dragon est la grande performance de cet été

Nous ne reviendrons pas sur le Voyage à Nantes dans son ensemble. Nous avons quelques réserves sur ce que nous percevons comme une tentation de « s’installer dans l’éphémère » alors que l’on pourrait investir dans des équipements durables, plus moteurs à long terme pour notre tourisme, comme la Cité des sciences. L’intégration du vignoble dans le parcours cette année a permis de mettre en avant notre patrimoine métropolitain.

Ce qui retient notre attention de l’animation estivale cette année, c’est Long Ma.

La prouesse technologique et onirique est à saluer car l’animal fantastique pousse le rêve encore plus loin que son ancêtre l’Eléphant en raison d’une capacité bien supérieure à se mouvoir et à suggérer des émotions… et pour cause, pas moins de 17 manipulateurs s’activent à son chevet pour le mettre en mouvement !

Le coût de ces sorties quotidiennes s’élève à 10 000 € (pris en charge par Nantes Métropole, la Région PDL et Vinci), soit 100 000 € sur les 10 jours de sortie de Long Ma.

Mais l’investissement semble rentable dans la mesure où 300 000 personnes se seraient rendues au Parc des chantiers sur 10 jours pour admirer ses ruades et sa chorégraphie.

Il est toutefois regrettable que les négociateurs de l’accord avec la Chine n’aient pas réussi à obtenir un séjour de Long Ma plus important à Nantes.

Si c’est une réelle fierté que de voir cette bête sortir de nos nefs ressuscitées, c’est aussi dommage de voir qu’elle aura aussi peu profité aux Nantais et à l’animation de l’île de Nantes.