Madame le Maire,

Les élus UDI que je représente tiennent à l’occasion de cette délibération à saluer le travail réalisé par la Ligue des Droits de l’Homme et son engagement fort auprès des réfugiés.

Nous, élus centristes, voterons cette subvention car il nous semble nécessaire de témoigner notre soutien à tous les acteurs associatifs mobilisés sur le terrain pour accueillir les réfugiés et faire œuvre de pédagogie auprès de nos concitoyens.

L’accueil des réfugiés dans la dignité est une priorité qui doit mobiliser l’État, les collectivités et les associations. Mais il convient, pour répondre aux véritables enjeux, d’élaborer des réponses pérennes aux flux migratoires et ne pas limiter notre action au seul principe d’accueil.

Une réponse politique forte doit être trouvée. Elle ne peut être coordonnée et mise en œuvre qu’au niveau européen. L’agence européenne Frontex, destinée à piloter la gestion commune de nos frontières, dispose aujourd’hui d’un budget ridicule – la moitié de celui de la Fédération française de football – soit moins de 1% du budget européen. A ce titre, je tiens à saluer l’initiative de notre député européen Jean Arthuis d’accueillir à Angers le 7 novembre prochain le directeur général de Frontex. Il nous faut une vraie ambition sur cette question aiguë et créer un véritable ‘ministère européen’ des frontières, des douanes et de l’immigration. Seule une institution créditée d’autorité et de moyens en conséquence pourra effectuer un contrôle strict de l’immigration économique, tout en organisant l’accueil massif des populations menacées par le terrorisme et qui ont déjà pris la route de l’exil.

En termes de mobilisation à l’échelle de notre ville, je souscris à la proposition de Blandine Krysmann de mobiliser les fonds de notre coopération décentralisée pour venir en aide aux populations en situation d’extrême urgence et qui veulent rester chez elles.

Comme l’a dit ma collègue du PCD, le premier droit des personnes est de pouvoir rester sur leur terre. Ne leur offrons pas pour seule et unique solution le déracinement mais aidons-les à construire un avenir dans leur pays.

Les réponses sont à construire ici, bien entendu mais aussi là-bas !

Car donner à chacun des membres de notre grande famille qu’est l’humanité, la possibilité de vivre en paix et en dignité n’est pas une option politique mais un devoir moral qui doit nous mobiliser toutes et tous !