Madame le Maire, chers collègues,

Je voudrais attirer votre attention sur un des impacts de la réforme des rythmes scolaires en termes de cohésion sociale dans notre ville.

Les élèves des établissements d’enseignement public ont désormais cours le mercredi matin tandis que ceux des établissements privés n’ont en général pas cours ce jour (sauf cas spécial des écoles ayant adopté la réforme).

En effet, quand les équipes éducatives ont le choix d’appliquer ou pas cette mesure, on constate qu’elles ne le font pas dans leur majorité. Je vous invite à réfléchir à ce choix et aux raisons qui le motivent.

Il se trouve que bon nombre de clubs sportifs ou d’associations culturelles demandent aux enfants s’ils ont cours le mercredi et flèchent, en fonction de leurs réponses, les enfants dans des groupes du matin ou d’après-midi.

La conséquence est donc que les activités de plein air, de loisirs etc – qui sont et doivent être des espaces de mixité sociale – perdent une part de cette fonction en ne permettant plus aux enfants des deux écoles de se retrouver.

Nous regrettons que cette réforme, en plus des coûts qu’elle induit pour la collectivité, ait introduit une séparation supplémentaire entre les enfants et les familles, alors que votre ministre de l’Education nationale et votre majorité ne nous parlent que mixité sociale.

Nous aimerions connaître l’analyse de votre majorité sur ce sujet.