Madame le Maire,

Nous partageons le principe de mutualisation de l’effort pour la production de logements sociaux entre les communes.

Nous nous interrogeons en revanche sur le pourcentage de logements sociaux prévus dans notre parc immobilier à Nantes qui a atteint, voire dépasse déjà, le seuil réglementaire de 25%.

Nous le savons, notre ville compte seulement 37 % de propriétaires. Aussi, il est étonnant qu’une place plus importante ne soit pas faite aux logements abordables et donc aux primo-accèdants !

A titre d’exemples, nous trouvons extrêmement regrettable que des programmes majeurs en cœur de ville tels que Désiré Colombe ou encore l’ancienne maison d’arrêt ne prévoient aucun logement abordable.

Il est peut être bon également de rappeler que le logement social, au prix imposé actuellement aux promoteurs, n’est pas sans impact sur le prix de vente des logements dit “libres”, ce qui limite fortement l’accès à ces logements pour les classes moyennes ; ces logements trouvent donc preneurs majoritairement auprès d’investisseurs.

En conclusion, si la production de logements sociaux demeure une nécessité, un parcours résidentiel complet devrait permettre à chacun d’évoluer au long de sa vie et d’accéder à la propriété.

C’est une question d’ambition pour les Nantais !