Madame le Maire,

Cette délibération sur l’ouverture des commerces est l’occasion d’aborder une demande récurrente des commerçants du centre ville et particulièrement des restaurateurs Les Tables nantaises qui sont régulièrement mises à l’honneur par le Voyage à Nantes.

D’ailleurs je m’en félicite en tant que membre du CA de cette structure.

Nous nous félicitons de la qualité de l’accueil et de l’inventivité de nos chefs qui portent haut les couleurs de la gastronomie nantaise et participent pleinement à l’attractivité touristique de notre territoire.
Hélas, par un paradoxe dont seule l’administration a le secret, nous apportons notre soutien à ces chefs en communiquant sur leurs établissements dans les publications spécialisées, sur internet, dans le cadre du VAN, bref en mettant en œuvre des actions de promotion ciblées, et dans le même temps nous les privons des conditions élémentaires d’exercice de leur travail.

Je déplore que, dans l’état actuel de notre réglementation, les restaurateurs ne puissent souscrire un abonnement annuel de stationnement en qualité de professionnels. Aujourd’hui, un tarif préférentiel est accordé aux professionnels dits ‘mobiles’ (ceux qui travaillent dans le bâtiment, les métiers d’urgence comme les réparateurs d’ascenseur ou la santé) mais sans abonnement. Il faut donc continuellement et à chaque déplacement tapoter sur son smartphone pour éviter la contravention ou se déplacer à l’horodateur.

J’attire votre attention, Madame le Maire, sur cette situation un brin paradoxale. Je sais bien qu’il faut réguler les flux d’accès au centre-ville et le stationnement sans quoi nous risquons l’engorgement mais il faut être capable de mettre en place une réglementation fine et adaptée aux réalités des professionnels qui font la vitalité de cette ville et de son centre. Des restaurateurs reconnus sur la place de Nantes, labellisés, qui retiennent même pour certains l’attention du Gault et Millau, se battent pour offrir le meilleur service à des prix raisonnables. Ce modèle économique n’est possible que dans la mesure où ils s’approvisionnent quotidiennement (avec leur voiture bien sûr) en produits frais en limitant au maximum les pertes (et le gaspillage par conséquent).

J’espère que nous saurons aménager rapidement notre réglementation pour permettre à nos chefs de continuer à offrir un service dont l’activité touristique de Nantes a besoin.

Des restaurateurs aux boutiques de prêt-à-porter, en passant par les libraires et autres cafés et vente de détail reconnus sur la place de Nantes, nous demandons la mise en place d’un tarif commerçants en général.