Madame la Présidente,
Chers collègues,

Ce traité de concession évoque 5 sites à enjeux et définit des orientations pour ces sites.
Au stade des orientations, il reste de nombreuses inconnues quant aux projets, excepté sur le site de la carrière Misery puisque vous avez annoncé vouloir y implanter l’”Arbre aux Hérons”.
J’aimerai questionner son opportunité à l’aune de la réalité touristique sur Nantes.

Une étude de Nantes Métropole de janvier 2015, indique que l’”Arbre aux Hérons” s’inscrit dans la continuité du “Voyage à Nantes” et des “Machines”, en termes de loisirs. Première interrogation : Est-il sage de mettre « tous ses œufs dans le même panier » ? N’est-il pas opportun de varier les propositions de loisirs et culturelles ?

L’un des enjeux de la politique touristique pour Nantes est d’attirer les touristes du littoral. Or, ces touristes se déplacent essentiellement sur des excursions à la journée, souvent quand la météo ne permet pas de profiter des plages… Les aquariums, les musées et autres lieux couverts sont alors très prisés. L’”Arbre aux Hérons” a-t-il la capacité d’attirer suffisamment dans ce cadre, au vu de la météo nantaise ?

Un autre enjeu nantais est d’avoir une offre de loisirs familiale et grand public, toujours d’après l’étude, qui attire les touristes et les Nantais. Tous les Nantais sont des ambassadeurs de l’Éléphant, devenu une destination de promenade, surtout lorsqu’ils accueillent des non-Nantais. Cependant, je suppose que comme moi ils évitent consciencieusement le Carrousel car à 8,50 € (+30€ pour une famille) le tour de manège, on évite de tenter les enfants.

L’”Arbre aux Hérons” sera, sans aucun doute, une destination de promenade, mais est-ce suffisant pour développer un modèle économique exempt de subventions publiques à terme ?

Par ailleurs, pour une fréquentation récurrente des familles, il est impératif de développer des offres évolutives : nouvelle exposition, nouvelle activité, nouvelle salle… pour qu’elles aient envie de revenir.

Pour toutes ces raisons, certes très terre à terre mais bien réelles, je doute que l’”Arbre aux Hérons” soit vraiment l’équipement touristique dont Nantes ait besoin aujourd’hui.

Je vous remercie.