Madame le Maire,

Chers Collègues,

Beaucoup d’éléments ont été soulignés et je ne vais pas reprendre une lecture exhaustive de ce rapport. Nous sommes tous convaincus de l’égale dignité de l’homme et de la femme.

Oui, nous nous félicitons des initiatives permettant de lever les freins de l’accès à l’emploi des femmes quand elles le souhaitent : gardes d’enfants facilitées, aides à entrepreneuriat…

Oui, il est nécessaire de lutter contre les violences faites aux femmes et je me réjouis de la création d’un lieu post-traumatique pour les femmes victimes de violence, de la mise en place du téléphone “grave danger”…

Oui il est nécessaire de lutter contre les inégalités de salaires… quand elles n’ont pas de raisons objectives.
Sur la précarité, le rapport mentionne que “70 % des travailleurs pauvres sont des femmes; On sait aussi que les familles monoparentales, dont la majorité avec des femmes, sont plus souvent touchées par la précarité, or le CCAS accueille un public essentiellement masculin”.

Ne pourrait-on pas réaliser une étude plus fine pour comprendre cet écart ? Pour comprendre, si au-delà de la question des migrants qui peut expliquer en partie ce phénomène, il n’y a pas des freins pour les femmes à venir au CCAS ?

Ce rapport met largement pour ne pas dire exclusivement le focus sur les inégalités dont peuvent souffrir les femmes. Ce focus peut être positif quand il permet de lever des freins et des obstacles . Mais ce focus ne doit pas occulter que l’égalité va dans les 2 sens. Je l’ai déjà évoqué, mais il y a aussi des domaines où ce sont les hommes qui souffrent de l’inégalité. Concernant le décrochage scolaire : 20 % des jeunes hommes sortent de l’école sans avoir obtenu un diplôme de fin d’études secondaires, contre 11 % des jeunes femmes. En termes de délinquance, alcoolisme, (binge drinking): le taux de suicide est 3 fois plus élevé chez les hommes…

Au nom de l’égalité, ne pourrait-on pas aussi mener des politiques publiques qui prennent en compte ces spécificités ? Je sais bien qu’il existe des politiques publiques pour lutter contre l’hyper alcoolisation et nous l’évoquerons plus tard, mais dans quelles mesures tiennent-elles compte des différences hommes-femmes pour apporter des réponses adéquates ?

Je vous remercie.