PRÉSERVER L’IMAGE DE NANTES

A 20 minutes de la campagne nantaise, à 40 minutes des plages, Nantes jouit d’une position géographique privilégiée, qui attire chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.

Labellisée depuis 2000 “Ville d’Art et d’Histoire”, la richesse de l’histoire de Nantes et la diversité de ses patrimoines (industriel, maritime, fluvial, culturel), sont autant d’axes touristiques à exploiter.

Mais si le tourisme est un enjeu crucial pour les nantais, force est de constater qu’il n’est pas toujours protégé comme il le devrait par nos décideurs.

Dans le contexte actuel, largement perturbé par un « laisser-faire » en permanence cautionné par le pouvoir en place – manifestations contre la Loi Travail alors même qu’elles s’organisent sans autorisation préfectorale; dégradation et casse régulières des vitrines des commerçants; banques et assurances barricadées ; affichage sauvage insultant patronat, services d’ordre, République ; mouvements de foules incontrôlables; ordre et surveillance assurés par policiers et CRS – notre ville a besoin d’apaisement et d’autorité, de manière à préserver son attractivité à la veille de la saison estivale.

Certaines structures touristiques constatent déjà une diminution de la fréquentation de leurs sites.

Nous regrettons par ailleurs que Nantes se ferme aux touristes en matière d’accessibilité, en persistant dans une politique de tarification de ses transports collectifs et de son stationnement parmi les plus chères de France. Sans abonnement TAN, plus de tarif réduit pour les Nantais, ni pour les visiteurs ponctuels !

Afin de faire de Nantes une capitale touristique, nous proposons :

  • De remettre les acteurs privés du tourisme (commerçants, hôteliers, restaurateurs), au cœur d’une politique touristique en lien avec les acteurs publics. Ils en ont été écartés lors de la création de la SPL Voyage à Nantes et ne jouent plus dans ce dispositif qu’un rôle consultatif. Alors que l’on ne jure que par la « co-construction », il serait temps de l’appliquer ici !

  • De mettre en place les leviers inhérents à un tourisme générateur d’attractivité et d’emplois, en adoptant une stratégie basée sur l’anticipation des événements.

Comment attirer des visiteurs extérieurs, lorsque l’on imagine des dîners tirés au sort, dont le résultat n’est fixé qu’un mois plus tard ?

En matière d’absence d’anticipation, nous regrettons ici la fermeture prolongée du Musée des Beaux Arts, dont la réouverture prévue enfin en 2017, sera un atout important pour la ville.

Nantes possède tous les atouts pour relever le défi d’une politique touristique attractive.

L’enjeu véritable ?

Une offre diversifiée qui ne doit pas se limiter à Nantes, mais s’élargir aux territoires de la métropole, en mixant contenus urbains et contenus nature.

Nous réaffirmons également notre souhait d’accueillir à Nantes une Cité des Sciences et de l’Industrie.

Nous souhaitons enfin repositionner la place de l’eau de manière plus ambitieuse au cœur de la ville. Le projet que nous portons, d’un parcours de jets et de miroirs d’eau jalonnant le Cours des 50 Otages, aiderait Nantes à reconquérir son ancien mais si beau surnom de « Venise de l’Ouest ».