Je l’ai déjà souligné, le principal défaut de la carte scolaire, c’est qu’elle prive les parents de la liberté fondamentale de choisir l’école de leur enfant, d’autant plus quand tous les périmètres sont  fermés. 

Ce défaut  pourrait être admis, si l’avantage de mixité sociale attendu était vraiment effectif. Or les études montrent le contraire. 

François DUBET, professeur à l’université de Bordeaux II, « En étudiant les 35 collèges de l’agglomération de Montpellier, Laurent Visier et Geneviève Zoïa , montrent que les établissements les moins mixtes sont aussi les plus nettement défavorisés. Situés dans des quartiers “ghettos” – là où sont concentrées les familles les plus pauvres et le plus souvent issues de l’immigration, il n’y a pas de mixité scolaire pour la simple raison qu’il n’y a pas de mixité sociale -, ces collèges sont, à la fois, les moins favorisés et les moins mixtes.

Dans ce cas, la carte scolaire ne fait que refléter et qu’entériner les inégalités sociales » . C’est-à-dire que la carte scolaire, en étant liée à l’habitat ne fonctionne pas.

  Pouvez- vous nous assurer que la carte scolaire que vous nous proposez assure la mixité sociale  dans toutes les écoles ? 

Nombre de pays en Europe n’ont pas de carte scolaire : « Globalement, dans la plupart des pays, les aspirations des parents dans le choix de l’établissement scolaire sont de plus en plus prises en compte. C’est une tendance sur le long terme, que l’on observe, par exemple, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, dans les grandes villes des Pays-Bas, (Estelle Cantillon, spécialiste des systèmes d’inscription le monde 10/11/2015)

A Nantes, il serait peut-être temps de regarder comment ils procèdent pour allier liberté des parents et recherche de mixité sociale.