Évitons le piège le 26 mai, votons François-Xavier Bellamy..

On aimerait tellement nous faire croire que dimanche, les deux seuls choix possibles seront la liste LREM et celle du Rassemblement National.

En votant LREM, on voterait pour soutenir le chef de l’Etat, faire barrage aux nationalistes, et continuer à élargir cette Union européenne qui convient bien à
ceux qui réussissent.

En votant RN, on voterait contre cette Europe des normes et des règlements, on affaiblirait le chef de l’Etat et on ferait entendre la voix des oubliés de la mondialisation.

En réalité, tous ceux qui voteront pour l’une ou l’autre de ces listes – ils sont nombreux si l’on en croit les sondages – ne feront qu’alimenter ce nouveau système dualiste dans lequel et la République en Marche, et le Rassemblement national voient leur avantage. L’un pour s’installer en unique parti d’opposition, l’autre pour se poser en sauveur face aux nationalismes et à ceux qui les nourrissent. Ceux qui prétendaient casser le système sont en train de le reconstituer à leur avantage. Ceux qui ont dit stop à l’UMPS ont créé LaRN.

L’élection de dimanche est au contraire l’occasion d’envoyer un message exigeant et fort aux institutions européennes et à l’Etat français.

L’occasion d’affirmer une position médiane, équilibrée, sans doute plus complexe à faire entendre à l’heure de la caricature et de l’hyper médiatisation, mais fondamentalement plus porteuse d’avenir. De cette position équilibrée, on peut souligner trois points

1. Entre l’Europe en marche arrière du RN et l’Europe qui continue à accélérer sans savoir où elle va de LREM, nous faisons le choix d’une Europe qui se pose, d’une Europe qui préfère l’approfondissement de ses relations entre pays à l’élargissement à de nouveaux États.

2. Entre l’Europe du RN qui ne propose comme perspective que le nationalisme et le repli sur soi, et l’Europe de LREM qui se dilue à en perdre son identité, nous proposons une Europe qui sait où elle va parce qu’elle affirme d’où elle vient, de l’Antiquité grecque et romaine en passant par la chrétienté et les Lumières.

3. Entre l’Europe du RN qui méprise les enjeux écologiques et climatiques, et celle de LREM qui verdit son discours à mesure qu’elle perd des points dans les sondages, nous faisons le choix d’une Europe qui s’empare des grands enjeux écologiques et climatiques, sans hypocrisie et sans idéologie. Une Europe réaliste et ambitieuse capable de repenser nos filières économiques pour éviter que les poissons pêchés sur les côtes européennes ne soient conditionnés en Chine avant de revenir dans nos assiettes, en ayant parcouru des milliers de kilomètres.

Le 26 mai, en votant pour François-Xavier Bellamy, nous affirmerons qu’une troisième voix existe, et que nous n’entendons pas être les otages du duel entre progressisme auto-déclaré et nationalisme étriqué. En votant François-Xavier Bellamy, nous ferons le choix de la clarté et de l’authenticité, face au cynisme des uns et aux incohérences des autres.